Juillet,

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Toujours pour le projet de calendrier...

mercredi 18 janvier 2012 17:10 , dans Croquis et Esquisses - N&B


René Gossigny - L'homme & l'artiste,

Après les nombreuses recherches que j’ai effectuées sur ce fabuleux artiste, il m’est tout d’abord apparu qu’il existe une harmonie certaine entre René Goscinny lui-même et son œuvre. C’est avant tout l’incroyable diversité de ses centres d’intérêts qui a sans aucun doute fait de lui l’un, si ce n’est LE plus grand des auteurs de Bande Dessinée de ce siècle. Outre la BD, on retrouve dans son parcours une multitude de réalisations.

 

Goscinny n’était pas réellement un bourreau de travail, il admet d’ailleurs lui-même, lors d’une interview dans le journal Parents en 1976, « Je travaille cinq heures par jour. Ni plus, ni moins, mais durement. »

Je pense qu’il était par contre un véritable passionné qui, lorsqu’il s’attelait à l’une de ses créations savait s’imprégner suffisamment de l’univers dans lequel il allait plonger le lecteur pour travailler efficacement.

« Quand l'inspiration me prend de situer l'histoire dans tel ou tel pays, on y va incognito, Uderzo et moi on ne s'annonce jamais, et on regarde, on prend des photos, des croquis, des idées… » Les cahiers de la Bande Dessinée n°22.

 

Néanmoins, que ce soit l’écrivain, le cinéaste, l’auteur de BD ou de films d’animation, l’animateur radio, le présentateur télé, le dessinateur, l’illustrateur, il est indubitable que l’œuvre de René Goscinny brille d’un seul et unique but : faire rire !

Il suffit pour s’en rendre compte, de voir lesquelles de ses séries ont eu le plus de succès. Astérix le gaulois, Iznogoud, Lucky Luke ou encore Le petit Nicolas (une série quasi autobiographique pour son auteur qui déjà sur les bancs d’école aimait faire rire ses petits camarades).

L’intégralité de son œuvre est basée sur le rire, il avoue lui-même s’être particulièrement amusé dans l’écriture d’Iznogoud, « Là, je me défoule... Trouver des calembours les plus atroces, j'adore ça ! » Les cahiers de la Bande Dessinée n°22.

Le rire, la joie de vivre, le boute-en-train… Voilà des qualificatifs qui selon moi représentent bien l’homme que devait être René Goscinny.

 

Coïncidence amusante, Goscinny signifie en polonais « accueillant, hospitalier ». Je me permets d’ajouter à ces qualités, dont il était certainement doté, la générosité qui transparait dans son œuvre.

Je parle de générosité car il s’est révélé être un fabuleux découvreur de talents, et a su doter le monde de magnifiques créateurs.

Revenant à ses vieux rêves de Bande Dessinée, Goscinny a utilisé cette qualité, en donnant leur chance à une foule de dessinateurs et scénaristes amateurs, au travers de nombreux journaux qu’il a fait naître. La plupart de ces auteurs comptent d’ailleurs aujourd’hui parmi les plus grands noms dans le milieu.

 

La suite est logique, ses œuvres ont su toucher les gens par le rire et l’autodérision et de petit gaulois en valeureux cowboy, le public s’est rapproché de la Bande Dessinée qui, jusqu’à la fin des années cinquante, était considérée uniquement comme destinée à occuper les enfants.

Je n’ai pas eu la chance de le connaître, je ne sais donc pas si il a travaillé en ce sens, mais il a par son approche humoristique de la vie de ses personnages, permit d’élever la Bande dessinée au rang d’art apprécié, ou du moins reconnu, de tous aujourd’hui.

vendredi 13 janvier 2012 16:25 , dans Articles


Asterix le Gaulois,

Quoi de plus difficile que de parler d’une série en particulier tant l’œuvre de Goscinny est vaste et riche. Il m’apparaît cependant que celle dont je pourrais faire la présentation avec le plus de sincérité reste malgré tout Astérix le gaulois, puisqu’elle représente toujours autant pour moi aujourd’hui, si ce n’est d’ailleurs plus, que lorsque j’étais enfant.

Créée en collaboration avec Uderzo, Astérix le gaulois apparaît pour la première fois en 1959 dans le journal Pilote.

« Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ. Toute la Gaule est occupée par les Romains... Toute ? Non ! Un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Et la vie n'est pas facile pour les garnissons de légionnaires romains des camps retranchés de Babaorum, Aquarium, Laudanum et Petibonum... »

Une introduction, connue de tous, dont on sait tout de suite ce qu’elle annonce…

 

Des personnages, des histoires, des rires et des souvenirs d’enfance (des heures passées à lire sous les couvertures à la seule lumière de la lampe torche pour ne pas faire savoir aux parents que l’on ne dort pas encore) et que chacun continu à apprécier en grandissant. On a lu, on lit et on relira ces albums, les comprenant chaque fois différemment.

Petite, j’en appréciais les images, les couleurs, les personnages amusants par essence (Astérix et ses coups de gueule, Obélix et son obsession des sangliers, Idéfix et son malheur face à un arbre abattu…) et j’en passe.

Puis en grandissant, mon approche vis-à-vis de ces épopées à été différente.

Aujourd’hui j’en apprécie surtout l’autodérision dont Goscinny a fait preuve dans sa façon de présenter une partie importante de l’histoire de notre vieux continent. Il l’a revue et pourtant peu corrigée avec intelligence et humour, latinisant les noms des personnages tous plus drôles les uns que les autres (Ordralphabetix, Assurancetourix, Abraracourcix…).

Cette époque gallo-romaine étant mine de rien une période historique dont nous gardons un héritage toujours présent dans la société d’aujourd’hui, il n’est donc pas étonnant qu’Astérix ai à son tour influencé la BD, la faisant passer de « maladie infantile » à un statut d’art respectable

 

Au-delà de la bande dessinée, ce qui fait selon moi d’Astérix le gaulois reste aujourd’hui le plus grand succès de l’œuvre de Goscinny est certainement qu’il à su s’étendre à d’autres domaines des arts visuels, allant même jusqu’à donner son nom au premier satellite français en 1965.

Son univers s’étant alors au delà du monde de la BD pour toucher au cinéma, avec des dessins animés (pas un hasard si chaque année, pendant la période des fêtes de fin d’année, c’est le petit gaulois que l’on retrouve à la télévision), puis des films (plus ou moins réussis !), et enfin au divertissement avec l’ouverture en 1989 d’un parc d’attraction à son effigie, et cela sans compter le nombre incalculable de produits dérivés.

 

Toutefois, je pense que la plus grande force de cette série réside peut être dans la simplicité des scénarios et l’inventivité dont Goscinny fait preuve dans la mise en place des gags et la conception hautement humoristique des personnages. Goscinny préfère alors un petit bonhomme rusé mais non moins fort à un grand et beau costaud.

Il représente avec autodérision et pas moins de réalisme le français auquel on peut s’identifier. Astérix, accompagné de son fidele ami Obélix est l’image même du français dans l’histoire, au point même que le NewYork Time les utilise, pour sa une du 8 juillet 1991, pour servir de représentation emblématique des français. A la fois résistants face à l’envahisseur et bagarreurs, ils n’hésitent pas à défendre une opinion. Mais ils sont aussi adeptes des bonnes choses et les extraordinaires banquets de fin d’aventures illustrent aujourd’hui encore ceux auxquels j’aime prendre part lors des fêtes de villages…

vendredi 13 janvier 2012 16:15 , dans Articles


René Gossigny - Biographie,

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Né en 1926 à Paris d’un père polonais et d’une mère ukrainienne, René Goscinny n’a pas encore deux ans lorsqu’il part vivre en Argentine. Elève au lycée français de Buenos Aires, il est en classe « celui qui fait rire ». Passionné par l’écriture et le graphisme, il découvrira très tôt la littérature puis la bande dessinée. En 1943 René obtient son baccalauréat en philosophie.

A l’âge de 17 ans, son père meurt, René doit alors trouver un travail et rêve d’une carrière d’humoriste. Après un premier emploi dans une usine, il est, à tout juste 19 ans, engagé comme assistant dessinateur dans une agence de publicité et publie parallèlement ses premiers textes et illustrations dans Notre Voix et Quartier Latin, les bulletins internes du lycée français.

Après avoir quitté l’Argentine pour vivre à New York, il rentre en France pour effectuer son service militaire, devient dessinateur attitré du régiment et réalise illustrations et affiches. En 1947, il illustre « La fille aux yeux d’or », un roman de Balzac.

L’année suivante, de retour à New York, il fait la connaissance de jeunes dessinateurs dont Harvey Kurtzman, qui deviendront plus tard les fondateurs de la célèbre revue Mad.

La même année , il devient directeur artistique chez Kunen Publishers puis écrit et dessine lui-même quatre livres pour enfants, « Playtime Stories », « The Monkey in the Zoo », « Water Pistol Pete and Flying Arrow », « Jolly Jingle », qu'il signe Art by René Goscinny.

 

Dès 1950, Goscinny scénarise et dessine sa première bande dessinée, « Dick Dicks », et part pour Bruxelles, où il rencontrera Jean-Michel Charlier qui le fera presque aussitôt engager à la World Press. Il y présentera « Dick Dicks » qui sera publiée un plus tard dans le supplément jeunesse de La Wallonie. Pour l’agence, il devra récupérer à Paris les illustrations d’un certain Albert Uderzo (Fismes, 1927). Les deux hommes ne se quitteront plus.

Par la suite, il est nommé responsable de l’antenne parisienne de la World Press, puis rejoint par Uderzo, ils réaliseront ensemble leurs premiers travaux.

« Oumpah-Pah » voit le jour dès 1951. La même année, Goscinny rédige dans le journal Bonnes Soirées une rubrique sur les bonnes manières, qu’il signe Liliane d’Orsay et qui sera souvent illustrée par Uderzo.

Après un retour rapide aux Etats-Unis pour le lancement de l’hebdomadaire new-yorkais TV Family, les deux hommes créent leur première bande dessinée en 1952, « Jehan Soupolet » qui deviendra « Jehan Pistolet » et sera publiée dans le supplément junior de la revue La Libre Belgique.

Parallèlement, Goscinny réalise gags et histoires longues. Parmi eux, « Sylvie », illustré par Martial, « Fanfan et Polo » avec Dino Attanasio, « Les belles histoires de l’oncle Paul » avec Eddy Paape et Pierre Dupuis, ainsi que des illustrations et une série d’intrigues policières qu’il signera de son nom mais aussi sous divers pseudonymes (René Maldecq, René Macaire…).

Un an plus tard, en 1953, il scénarise un épisode d’ « Alain et Christine » aux cotés de Martial, et fait son entrée au journal Le Moustique. Peu de temps après, l’inséparable duo Goscinny et Uderzo donne successivement naissance à « Luc Junior » et « Bill Blanchart ».

Août 1955. Goscinny à rendez vous avec Morris. La première histoire de Lucky Luke, « Des rails sur la prairie » débute dans le journal Spirou. Le prolifique tandem signera, jusqu’à la disparition de Goscinny en 1977, une quarantaine d’album, faisant du chanceux cow-boy un des plus grands succès du scénariste.

Après avoir progressivement abandonné le dessin pour se consacrer au scénario, Goscinny reprend un temps le crayon pour créer « Capitaine Bibobu » publié dans Risque tout. Il réalisera « Pistolin », dessiné par Hubinon, pour un journal éponyme dont il sera par la suite rédacteur en chef aux cotés de Uderzo, puis signe avec ce dernier « Les enfants héroïques ». Il assurera également, pour Lion Books, la direction artistique de deux anthologies des humoristes européens, « French and Frisky » et « Cartoons the french way ».

Cette même année, le journal Le Moustique voit naître le personnage du Petit Nicolas, illustré par Sempé, que Goscinny signera sous le pseudonyme d’Agostini.

 

Durant les années suivantes, Goscinny scénarisera un nombre incalculable d’histoires et de gags.

Pour Jijé un épisode de « Jerry Spring » publié dans le magazine Spirou. Avec Uderzo et quelques autres, il participe à la rédaction d’une Charte des Dessinateurs. Cela lui vaudra, ainsi qu’à ses collaborateurs, un licenciement. Il fondera alors Edi-France/Edi-Presse avec Uderzo et donneront naissance aux magazines Clairon et Jeannot. Dans Jeannot, Goscinny scénarise « Le cheval de Jeannot » illustré par Hubinon. Goscinny et Uderzo succèdent à Christian Godard en reprenant « Benjamin et Benjamine », héros-titres d’un journal du même nom. Toujours avec Uderzo, il écrit « Antoine l'invincible ».

Avec Morris, parallèlement à « Lucky Luke », il signe une aventure de « Fred le savant » (pastiche de Jean Gabin) intitulée « Du raisiné sur les bafouilles » qui sera plus tard reprise par le journal Le Hérisson. Goscinny imagine « Mimile garçon de bureau » avec Franquin et « Marlène Mannequin » avec Will, puis est engagé par le journal Tintin.

Il signe de multiples récits complets, « Mottie la marmotte » dessiné par Jo Angenot, « La Sieste de Paco Marmota » par Jo-El Azara, « Coccinelle » par Noël Bissot, « Le Trappeur attrapé » avec Paul Coutant, « Wa-Pi-Ti, enfant scalpeur » et « Oscar Baudruche » avec Rol, « Le professeur est distrait » avec Albert Weinberg…

Dans le journal Tintin, il crée ou reprend plusieurs héros comme : « Spaghetti » pour Attanasio, « Prudence Petitpas » pour Maréchal, « Modeste et Pompon » pour Franquin. Goscinny signe également « Monsieur Tric » avec Bob De Moor, avec Maurice Maréchal « Prudence Petitpas », avec Tibet « Globul le Martien », « Alphonse » et le synopsis de « La Bonne Mine de Dog Bull », un épisode de « Chick Bill » avec François Craenhals… Avec Albert Uderzo il réalise « Poussin et Poussif », « La Famille Moutonet » et « La Famille Cokalane », avec André Franquin « Modeste et Pompon », et avec Raymond Macherot « Le Père la Houle ».

En 1958, Goscinny démarre la série « Strapontin » en compagnie de Berck. Avec Uderzo, il relance « Oumpah-Pah ». Publiée dans le magazine Tintin. On retrouve Goscinny dans l'hebdomadaire Vaillant, avec « Boniface et Anatole » série dessinée par Jordom, alias Jorge Domenech, puis « Pipsi », mise en images par Christian Godard. Pour le magazine Radio-Télé Goscinny créé l'éphémère « Routine » rebaptisé « Plume » dans Paris-Flirt. François Clauteaux sollicite « Edipresse/Edifrance » pour lancer une revue illustrée destinée au jeune public… Elle s’intitulera « Pilote ».

 

Le 29 octobre 59, c’est sous la double paternité d'Edifrance et Radio-Luxembourg que naît Pilote. Les lecteurs y retrouvent « Pistolin », « le Petit Nicolas » et « Jehan Soupolet », ainsi que les nouvelles créations de Goscinny « Jacquot le mousse », puis « Tromblon et Bottaclou » (avec Godard, en 1959 et 1962), « Les Aventures de Pierre et Paul » réalisé par Roger Jay et J. Guyot, en 1961, « Les Divagations de Monsieur Sait-Tout » (avec Martial, en 1961) et « La Potachologie illustrée », d'où émergera le « Grand Duduche » (avec Cabu, en 1962).

Mais le personnage qui va faire de Pilote LE journal de référence et par la même occasion révolutionner le monde de la bande dessinée verra le jour dès le premier numéro. Il portera le nom d’Astérix le gaulois. Jusqu’en 1977, le duo Goscinny/Uderzo réaliseront une trentaine d’albums du célèbre petit bonhomme. Pilote finira d’ailleurs, quelques années plus tard, par être rebaptisé journal d’Astérix et Obélix.

Un an après, Goscinny travaille pour Jours de France où il restera jusqu’en 1971. Outre « Gaudéamus », René Goscinny y rédigera l'éphémère « Yvette », puis « La Fée Aveline », toujours dessinés par Coq.

A partir de 1962, le nom de Goscinny envahit les rayons des libraires.

Il lance « Iznogoud » (It's no good) avec Tabary pour le mensuel Record. Un succès de plus. Puis Goscinny rédige « Les Aventures de Record et Véronique » (dessinées par Will) toujours pour Record.

Deux mois plus tard, les deux hommes créeront également « Valentin le vagabond », présent, cette fois, dans Pilote.

Tout en animant « Les Colères du grand-père Victor », illustrées par Sempé, puis Jacques Dagues, dans Luxembourg-Sélection, Goscinny va signer « La Forêt de Chênebeau », dessinée par Mic Delinx et publiée dans Jacky-Magazine.

Enfin il participe à « Tintin et le Mystère de la Toison d'or », un long métrage de Jean-Jacques Vierne et coécrit, anonymement, le scénario de « Tintin et les Oranges bleues », réalisé par Philippe Condroyer.

Parallèlement, il scénarise « La Famille Silex », dessinée par Daniel Pouzet et publiée dans La Vie française puis écrit dans la nouvelle version de L'Os à moelle de Pierre Dac un feuilleton humoristique illustré Claire Bretécher. Goscinny imagine et écrit « Les Dingodossiers », mis en images par Gotlib dans Pilote. Il contribue à Pariscope, où il se penche, avec humour, sur l'univers cathodique. Quelques temps après paraîtront « Les Interludes », livre non illustré, reprise des chroniques publiées dans L'Os à moelle et dans Pariscope.

Pour Spirou, avec Raymond Macherot, il réalise  « Pantoufle ».

 

Après mai 68, il installe dans Pilote les pages d'actualité. « Tous les visiteurs à terre », un roman en forme de chronique écrit par Goscinny sera publié l’année suivante, puis consécration, il est décoré, aux cotés de son ami Uderzo, chevalier des Arts et des Lettres.

Diversifiant ses activités, Goscinny anime avec Fred, Gébé et Gotlib « Le Feu de camp du dimanche matin », une émission diffusée sur Europe 1. Parallèlement, il scénarise « Le Vioque » et « Le Sous-chef de bureau », deux parodies cinématographiques dessinées par Jean Mulatier.

En 1970, c’est au cinéma d’animation qu’il se consacre en réalisant « Astérix et Cléopâtre » aux cotés de sont fidèle collaborateur Uderzo. Cette même année, il rédige plusieurs nouvelles pour Pilote, sous le pseudonyme de Stanislas, le prénom de son père, puis du 10 janvier au 25 juillet, il signe pour Paris-Match vingt-six petits billets d'humeur, « Le Match de Paris ».

Goscinny donne suite au succès du long métrage « Astérix et Cléopâtre » et renouvelle l’expérience avec Lucky Luke. Il écrit et scénarise « Daisy Town », en collaboration avec Pierre Tchernia et Morris.

René Goscinny signe avec Pierre Tchernia le scénario et les dialogues du film « Le Viager ».

Après le départ du trio Gotlib-Bretécher-Mandryka pour L'Echo des Savanes, René Goscinny prend la direction générale du journal Pilote.

En 1974, après avoir travaillé sur son deuxième film avec Pierre Tchernia, « Les Gaspards », Goscinny crée en compagnie d'Albert Uderzo et de Georges Dargaud, les Studios Idéfix.

Puis il signera les trois premières « Pas trop près de l'écran, mademoiselle », illustrées par le Britannique Harry North, et s’éloignera du journal Pilote, passant le relais à Guy Vidal. Durant l'été, il publie dans France-Soir « Les Vacances de René Goscinny ».

L’année suivante, alors directeur de l'éphémère mensuel Lucky Luke, Goscinny signe sous le pseudonyme de Ran-Tan-Plan plusieurs textes importants illustrés par Morris, puis publie dans Le Figaro littéraire, « Nos frères supérieurs » et « Suivez le guide ».

Dans un tout autre registre, il coécrit avec Jacques Mareuil, les « lyrics » de Trafalgar, un opéra bouffe.

A l'occasion des fêtes de fin d'année de 1976, les téléspectateurs découvrent sur TF1 les aventures de la vie quotidienne de M. Tout-le Monde, treize émissions quotidiennes, présentées par Goscinny. Ce sont

 

Eté 1977. Le temps d’un voyage en Israël. Goscinny profite sans le savoir de ses dernières vacances en famille. Le samedi 5 novembre, il se rend dans une clinique Parisienne afin d'y subir un test de l'effort. Il y mourra en pleine gloire.

René Goscinny n'avait que 51 ans. Il laisse de nombreux textes achevés et inachevés... la plupart seront publiés.

Il travaillait alors avec Uderzo sur « Astérix chez les Belges », avec Morris sur le Lucky Luke « Le fil qui chante », avec l’équipe des studios Idéfix sur « La ballade des Daltons »…

Il emporte avec lui une foule de projets. Parmi eux, le cinéma. Il avait imaginé, par exemple, une version grand écran de « Iznogoud ». Il y voyait bien De Funès. Ses projets, le temps lui aura hélas manqué pour les réaliser. D’autres le feront pour lui…

 

Après la disparition de Goscinny, il s’est avéré pour la plupart de ses collaborateurs, irremplaçable. Ainsi Uderzo à continué seul Astérix et est devenu en plus du dessinateur, le scénariste du gaulois, Tabary à également pris la plume pour perpétuer a la place de Goscinny les scenarios d’Iznogoud tandis que Morris à du s’entourer d’une quinzaine de scénaristes pour égaler Goscinny dans l’écriture des aventures de Lucky Luke.

vendredi 13 janvier 2012 16:09 , dans Articles


Octobre,

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vendredi 13 janvier 2012 15:48 , dans Croquis et Esquisses - N&B


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